Vous hésitez à acheter une Abarth 500 ou vous venez d’en récupérer une et vous flippez un peu sur la fiabilité ? C’est normal, la bête fait saliver… mais tout n’est pas parfait, loin de là. On me pose la question tous les mois au garage, surtout depuis que la petite bombinette italienne a la cote en occasion. Alors, entre la passion et les pépins, où est-ce qu’on met le curseur ? Installez-vous, c’est parti pour le vrai débrief !
Sommaire
ToggleFiabilité Abarth 500 : les vrais points à surveiller
Pourquoi l’Abarth 500 fait-elle rêver… mais aussi grincer des dents ?
Il suffit de croiser une Abarth 500 à Coulommiers pour sentir les têtes se retourner. Petit gabarit, look rétro, bruit d’échappement qui chatouille l’oreille… On comprend le coup de cœur ! Mais sur le pont, en atelier, j’en ai vu passer assez pour connaître ses faiblesses.
Les surprises, bonnes comme mauvaises, sont au rendez-vous — et souvent là où on ne les attend pas.
- Sensation de karting : Oui, c’est fun à la conduite…
- Entretien pointu : Oui, ça demande plus d’attention qu’une Clio diesel !
- Détail qui pique : Les petites économies négligées finissent en grosses factures, surtout avec la boîte “robotisée”.
Vous êtes tenté ? On fait donc le tri ensemble, sans langue de bois, du (très) bon et du (parfois) moins bon.
Les vraies faiblesses de l’Abarth 500 : problèmes mécaniques, capote, sellerie & co
1. Boîte de vitesses robotisée : l’angoisse de tous les proprios
Pas la peine de tourner autour du pot : la « boîte robotisée » (Abarth la nomme MTA) fout la trouille à tout le monde. Si vous sentez des à-coups, une difficulté à passer les vitesses ou un bug du point mort, pas bon.
- Coût d’un remplacement : Entre 1 800 € et 3 000 € en fonction de la panne. Oui, ça pique.
- Voyant ou message d’erreur « boîte à contrôler » ? Foncez consulter, ne tentez pas le diable.
- Astuce : Préférez les modèles à boîte manuelle, plus fiable et moins coûteuse à réparer sur ce modèle.
Petit clin d’œil : la semaine dernière, Arthur, fan de rallye du coin, débarque chez moi avec une boîte bloquée, pensant que « ce n’est qu’un capteur ». Verdict ? Plusieurs électrovannes à changer et une révision complète. Il a fini par troquer sa 500 contre une 595 Turismo… en boîte méca !
2. Capote du Cabriolet : plaisir ou galère ?
La version cabriolet de l’Abarth 500 a du charme, jusqu’à ce que la capote fasse des siennes. Bruits, galet qui sort des rails, capote bloquée mi-chemin… la facture, elle, ne descend jamais mi-chemin.
- Bruit de craquement : Signe que le système fatigue, surtout l’hiver.
- Déraillements : Capote qui ne remonte plus ou se bloque de travers.
- Coût remplacement : Comptez environ 2 800 €, la plupart du temps hors main d’œuvre. Pas donné…
Astuce « grand-mère » : lubrifier régulièrement les rails et éviter d’actionner la capote par -5 °C. Le nombre de clients qui tirent sur la capote gelée, c’est impressionnant… et, malheureusement, prévisible.
3. Sellerie cuir & peinture : l’ennemi des regards… mais pas du portefeuille
Alors là, ce n’est « que » de l’esthétique, mais c’est rageant quand même. La peinture nacrée des Abarth 500 supporte mal les graviers de Seine-et-Marne, et l’intérieur cuir est susceptible.
- Usure vernis pare-chocs : Le moindre choc, c’est la rayure qui s’incruste.
- Cuir détendu ou frotté : Les flancs des sièges conducteur ramassent tout. Déjà vu des Abarth de 40 000 km avec les renforts flingués.
Ici, c’est plus de l’entretien esthétique : mieux vaut prévenir que repeindre pour 800 € la coque ou refaire un siège complet pour 500 €, pièces et main d’œuvre.
4. Motorisation et entretien « pointilleux » : la belle exige qu’on s’occupe d’elle
Côté moteur, si vous ne souhaitez pas passer du rêve italien au cauchemar… soyez réglo. Courroie, bougies et huile, c’est pas négociable.
- Vidange moteur : Tous les 15 000 km ou chaque année.
- Bougies : Tous les 30 000 km, type spécial Abarth, sinon gare aux ratés moteur !
- Courroie de distribution : 120 000 km ou 4 ans, et pas un mois de plus — quitte à paraître parano.
- Pompe à eau : À surveiller vers 60 000 km, fuite = remplacement (700 € env.).
Un exemple qui sent le vécu ? Tanguy, un client de Jouarre, a voulu « tirer » jusqu’à 40 000 km sans changer ses bougies pour gagner 100 balles. Résultat ? Allumage HS, catalyseur changé dans la foulée, 1200 € le caprice.
5. Usure “rapide” des trains roulants : c’est le revers de la conduite sportive
La conso de pneus sur une Abarth 500, c’est du sérieux. La faute à l’appétit de la petite puce dès que la route devient fun ou qu’un rond-point traîne trop longtemps…
- Pneus 17 pouces : Du Michelin Pilot Sport en 205/40/17 : environ 220 € pièce, soit presque 900 € le jeu.
- Freins / amortisseurs : Ils bossent fort… et s’usent fort. Prévoyez du rab si vous aimez le circuit.
- Amortisseurs : Vers 60 000-80 000 km, ça commence à fatiguer (surtout après la forêt de Fontainebleau… testée et approuvée !).
Combien coûte vraiment l’entretien d’une Abarth 500 ?
Impossible d’éviter le sujet : les coûts d’entretien font souvent mal au portefeuille, même si le sourire revient dès que ça démarre. On débriefe avec un tableau-clé, compilé “maison” d’après les retours du garage Passion Auto.
| Intervention | Périodicité conseillée | Prix moyen (pièces+main d’œuvre) | À surveiller |
|---|---|---|---|
| Vidange moteur | 15 000 km ou 1 an | 109 € | Niveau d’huile, fuite culasse |
| Bougies spécifiques | 30 000 km | 180 € | Démarrage difficile, à-coups |
| Courroie de distribution | 120 000 km ou 4 ans | 590 € | Bruits suspect sous capot |
| Remplacement boîte robotisée | Selon panne | 1 800 – 3 000 € | À-coups, témoin défaut |
| Capote cabriolet | Selon usage | 2 800 € | Grincements, blocages |
| 4 pneus Michelin PS4 (205/40/17) | 40 000 km (route) ou moins (sport) | 878 € | Usure irrégulière |
Petits frais cachés à ne pas oublier
Côté budget, ne négligez pas non plus :
- Essuie-glaces “spécial Abarth” : 35 € pièce, ils ne sont pas donnés.
- Filtre à air sportif : 50-100 € en version “sport” (à remplacer plus souvent si balade dans la campagne… et les nids de poussière du secteur !).
- Peinture retouche : 80 € le stylo vendu chez Fiat/Abarth, pour un éclat sur le capot.
- Faible autonomie batterie + électronique capricieuse : Ça tombe rarement en rade… mais le jour où ça veut pas (surtout l’hiver !), c’est remorquage.
Comment fiabiliser une Abarth 500 et rouler serein(e) ? (Astuces pro + checklist pour éviter les “gros bobos”)
Checklist entretien : les bons réflexes pour éviter l’addition salée
C’est le secret que je répète à tous les fans qui franchissent la porte du self-garage.
- Bougez la voiture (surtout l’hiver et par temps humide) pour éviter grippage des freins/éléments caoutchouc.
- Vidange toujours dans les temps, avec huile homologuée : ne tentez pas la “15W40 générique” de supermarché !
- Vérifiez la pression des pneus avant chaque “sortie sportive”. Une Abarth ne pardonne rien là-dessus.
- Oubliez les tutos bricolés pour le changement de courroie sans piges — ça finit souvent en remorquage.
- Capote cabrio ? Nettoyage, lubrification, et jamais sans sentir la température. Le froid et la toile font mauvais ménage.
Astuce bonus : Si vous faites votre entretien vous-même (ou entre potes dans le self-garage), gardez toutes les factures et “preuve photo” des étapes. Pourquoi ? Ça rassure le prochain acheteur… et ça évite les embrouilles lors d’une revente.
Les problèmes qui partent “à la casse” si on n’y prend pas garde
- Courroie de distribution “oubliée” : moteur léché en deux minutes chrono.
- Bougies ou bobines lambda : allumage HS, parfois cata sur turbo et catalyseur, surtout si vous aimez pousser la machine.
- Capote cabrio non entretenue : sortie de rail ou moteur grillé, pièce souvent en rupture chez Fiat.
- Boîte robotisée “qu’on laisse traîner” : Le jour où elle bloque, c’est véhicule immobilisé direct (déjà vu sur le parking du supermarché de Coulommiers… pas top pour l’ego).
Rappel pour les pressés : « Prévention, prévention, prévention ». Sur l’Abarth 500, c’est la règle d’or.
Le plaisir de rouler Abarth malgré tout : la passion justifie-t-elle les coûts ?
J’en vois beaucoup, des clients, qui hésitent à sauter le pas. Mais dès qu’on parle sensations, la petite italienne se vend toute seule. Oui, ça demande plus d’attentions qu’une citadine japonaise. Oui, coté budget, c’est pas la Panda du coin.
Mais la vie, c’est pas que des caddys et des courses chez Intermarché. C’est aussi le plaisir de sentir le turbo siffler sur les routes de Brie, ou de partager un café autour du capot avec d’autres mordus.
En résumé :
- L’Abarth 500 exige de l’entretien : oubliez l’entretien à l’arrache, ça ne pardonne pas.
- Les pannes potentiellement coûteuses existent (transmission robotisée, capote cabrio mention spéciale).
- Mais entre de bonnes mains, avec une gestion “de bon père de famille”, cette Abarth assure le show… longtemps.
- Et côté frime, c’est imbattable sur le parking de Coulommiers !
Si vous doutez pour une occasion Abarth 500 : vérifiez béton l’historique d’entretien, posez toutes les questions, et n’ayez pas peur de demander un diagnostic indépendant (promis, au garage Passion Auto, le café est offert et le diagnostic n’engage à rien).
Envie de conseils sur une Abarth 500 ou besoin d’un devis d’entretien ? Passez au garage ou posez vos questions en commentaire, je me ferai un plaisir de décortiquer votre cas.
À bientôt sur la route (ou le blog)… et n’oubliez pas : Sur une Abarth comme dans la vie, mieux vaut prévenir que subir !
FAQ Abarth 500 : vos questions, mes réponses
Quels sont les problèmes courants sur l’Abarth 500 ?
- Boîte robotisée capricieuse (à-coups, blocages)
- Capote des Cabriolets sujette aux blocages et bruits
- Peinture fragile, sellerie cuir qui s’affaisse vite
- Électronique de bord parfois joueuse (surtout batteries faibles en hiver)
- Surveillez aussi les trains roulants, car la conso de pneus est assez rapide.
Combien coûte l’entretien annuel d’une Abarth 500 ?
En moyenne, comptez :
- Petite révision standard : entre 200 € et 400 € (vidange, filtres, contrôle sécurité)
- Révisions “lourdes” : jusqu’à 1 200 € (courroie, distribution, gros consommables)
- Ajoutez les pneus et les petits “plus” selon votre conduite
Si les grosses pannes tombent, la facture grimpe vite. D’où l’importance de tout anticiper !
La fiabilité de l’Abarth 500 vaut-elle le coup pour une utilisation quotidienne ?
En ville ou pour un usage plaisir, oui, mais il faut être rigoureux sur l’entretien. Ce n’est pas un “daily” sans souci comme une Toyota Yaris. Mais, si vous faites attention, l’Abarth 500 peut parfaitement durer et rester fun au quotidien.
Quels sont les signes à surveiller avant d’acheter une Abarth 500 d’occasion ?
- Historique d’entretien limpide : exigez factures et carnet tamponné
- État de la boîte de vitesses (essayez tous les rapports, à chaud ET à froid)
- Capote cabriolet : ouvrez et fermez plusieurs fois, écoutez les bruits
- État des pneus et freins : usure irrégulière = possible train roulant fatigué
- Testez les équipements électroniques (clim, vitres, feux, etc.)
Conseil ultime pour l’entretien de l’Abarth 500 ?
N’attendez jamais qu’un bruit ou un voyant devienne une urgence. Et préférez toujours un garage qui connaît bien l’Abarth (ou une bonne séance DIY… avec quelques bières entre potes dans un self-garage comme chez nous !).
À vos chiffons, vos clés et… votre passion !





